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Malade du péché, la grâce abonde

This is a repost, in French, of a previous blog entitled, “Sick With Sin, Grace Abounds.”

Je conduisais la voiture l’autre jour dans la campagne qui entoure mon village, une chose que j’aime bien faire pour laisser couler mes pensées – c’est SI bon pour ça, cela me donne l’occasion de me dégager et de réfléchir à la vie. Mes pensées ont continué à venir et couler avant de s’accrocher sur pas mal de poubelles enterrées au fond du lit de la rivière. Ah oui, des péchés passés, des erreurs, et des choses que j’aurais préféré oublier, feindre qu’elles ne se sont jamais passées. Nous, avons tous ces choses, ces « régions » de nos vies, et bien que guéries elles restent comme des blessures béantes. il me semble que ces choses nous reviennent avec la vitesse et la puissance d’un grand camion ! Mais, peut être n’est-ce qu’une illusion. Souvent attiré par une chose familière, une vue, un bruit, ou une odeur, ces petits retours en arrière fonts des merveilles pour amortir ce qui reste de la journée, et c’est exactement ce qui m’est arrivé sur la route à la maison.

Incroyable ! Ma pensée s’est fixée sur quelques souvenirs, des choses qui j’ai confessées à Dieu et aux autres, mais dont le souvenir me fait toujours honte avec des regrets. La seule erreur que je n’ai pas commise, assis dans la voiture, c’est de croire de façon ou d’autre que je suis la seule personne qui connaît ce rappel de mes fautes. Ah, non, elles sont clairement câblées dans l’âme humaine ! Et bien que les choses sur lesquelles ma pensée s’est fixée soient couvertes par la grâce de Dieu, par le sacrifice fait par Christ sur la croix, je me suis trouvé avec le sentiment d’avoir échoué pour n’avoir jamais ressenti le besoin de grâce.

« Je suis stupide, je ne peux pas croire que j’ai pu faire ça, » je me suis dit en me persuadant faussement moi-même pour m’aider, de façon ou d’autre, à dépasser mon passé et continuer avec la vie, même si cette solution ne dure qu’un moment. Pendant que je continuais j’ai eu le sentiment qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. Toutes ces choses négatives et ces sentiments ont bien confirmé comment je le ressentais moi-même, mais est-ce que c’est comme cela que Dieu me voit ? Et puis, j’ai été saisi! Si Jésus m’a pardonné, si il a oublié le fait que j’étais tombé, que je continue de tomber, et que je tomberai encore (à moins que je cesse d’être humain), alors pourquoi je me bats pour les choses qui ne me servent même pas dans mon identité selon Dieu ?

Dieu sait qu’on est malade du péché. C’est un virus que ses enfants ont contracté à la chute. Et bien que Christ soit venu pour amener la vie, la grâce et la paix, on doit toujours traiter avec les effets de cette maladie. Par la puissance du Saint Esprit et le communauté des croyants nous pouvons avoir la victoire sur nos échecs et les compromis, mais le péché restera le compagnon fâcheux jusqu’au jour ou nos corps ne fonctionneront plus et que la vie sur la terre sera terminée. Ça, c’est la réalité. Aucune quantité de jeux d’esprit ou de pensées positives ne peut changer ceci. On trouve la paix quand on se jette au pied de la croix. Cet acte seul change la vie, et alors qu’on ne va peut-être pas glisser vers les mêmes écueils qu’auparavant, nous serons confrontés à nouveau avec ce parasite qu’est le péché qu’on le veuille où non.

Nous sommes malades du péché. Mais notre Père le comprend.

Petit j’étais souvent malade avec une forme moins sévère de coqueluche, que mes parents appelaient « la croupe ». Je toussais comme un phoque et je respirais avec difficulté. C’était effrayant. C’était une maladie enfantine, et le médecin a avisé mes parents comment me traiter à la maison. Mon souvenir le plus ancien, resté au fond de ma mémoire, est une de ces longues nuits l quand petit Timmy était éveillé, toussant et pleurant parce qu’il avait peur et ne pouvait pas respirer. Cette nuit là, mes parents essayaient de me calmer –avec la peur et l’angoisse, les problèmes de respiration empiraient. C’est ce souvenir qui est resté au plus profond de ma mémoire Je souffrais à cause d’une de ces toux effrayantes. Mon père se tenait proche de moi, me laissant écouter sa respiration, sentir son cœur battre avec mon visage bien planté contre sa poitrine. Il m’a emmené dehors pour respirer l’air frais de minuit, et sous un ciel illuminé d’étoiles, il me parlait avec une voix aux tonalités basses et calmantes.

Il ne m’a pas reproché de lui faire passer toute la nuit éveillé, ou de faire trop de bruit à cause de ma toux. Non, il me tenait fermement, me parlait des bonnes choses, et il me montrait les constellations d’étoiles au-dessus, il m’enseignait des choses toujours si loin, et comment me tenir silencieux. Et ceci, mes amis, c’est EXACTEMENT ce que le Père fait pour nous. Il ne nous réprimande pas d’être malade. Tous simplement : il nous tient. Il a pour nous des cris de joie, il nous parle des choses toujours si loin. Pourquoi un père aimant vraiment ses enfants les réprimanderaient-ils pour une maladie contractée de naissance ? Dieu sait que le traitement de cette maladie suit un horaire fixe, il connaît la mesure de nos jours et quand le plein rétablissement du péché viendra et nous le verrons dans toute sa plénitude. Jusqu’à ce moment-là, nous suivons un traitement mit devant nous il y a deux milles ans !

Donc pourquoi tous ce propos négatifs ? Pourquoi me dénigrerais-je pour le passé, et le présent même, quand tout cela est déjà pardonné et couvert par la grâce de Dieu ? Es-ce que c’est bien du fait que je ressens que je mérite cela pour être tombé dans n’importe quel domaine du péché ? C’est bien que je prenne le rôle du mari abusif que de femme battue ? Je me traite si mal parce que je crois que les temps difficiles sont ma propre faute, et puis je me tourne pour accepter l’abus car je m’en trouve digne ? Est-ce que je crois vraiment que je mérite un tel abus verbal ? Est-ce que je suis si incapable, ou indisposé, pour accepter la grâce de Dieu que je pense qu’il faut mériter pour me traiter si mal? Il ne me parle pas comme ça, alors pourquoi je le fais moi ? Ce n’est pas juste, c’est pourtant une réaction humaine à laquelle il est difficile d’échapper. Et c’est à ce moment là qu’intervient la véritable existence de la foi. Je ne crois pas que c’est la profondeur auquel un homme tombe qui le définit, ou même la hauteur à laquelle il peut rebondir après son échec. Plutôt, comment est-ce qu’il intègre l’expérience pour le reste de sa vie ? Qu’est-ce qui définit son voyage ?

Pensées ?

Enfin, frères, nourrissez vos pensées de tout ce qui est vrai, noble, juste, pur, digne d’amour ou d’approbation, de tout ce qui mérite respect et louange.
Philippiens 4:8

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One Response to “Malade du péché, la grâce abonde”

  • Merci pour cette pensée Tim, c’est très juste et encourageant. ça encourage à fixer nos pensées sur les bonnes choses, les essentiels et à changer. A bientôt !!

Virginie CHATELAIN on June 1st, 2009 at 1:54 pm